Le développement du vrac en France en 5 points.

Les chiffres donnent le tournis. En un an, le marché du vrac a connu un véritable essor en France avec une croissance de 41%, soit 1 milliard d’euros.

Considéré comme l’une des méthodes modernes les plus efficaces pour lutter contre le gaspillage alimentaire et en faveur d’une réduction des déchets significative, le vrac pourrait-il devenir aujourd’hui une piste sérieuse pour préserver le monde de demain ? Quels sont les commerces qui lui donnent sa chance ? Quels aliments en vrac rencontrent le plus de succès ? Découvrez de nombreux éléments de réponse dans notre article.



1. Qu’est-ce que le vrac ?


On désigne par le mot « vrac » la vente d’un produit sans emballage. Les clients se rendent dans leur commerce avec leurs propres contenants et autres bocaux. Cela oblige chacun à n’acheter que ce dont il a vraiment besoin, et permet donc de réduire le gaspillage.


Ces denrées vendues en vrac et ces nouvelles habitudes de consommation répondent au mouvement du zéro déchet. Elles permettent de lutter contre le suremballage et le « suremplissage » des poubelles. Vous n’y pensez peut-être pas lorsque vous payez votre addition, mais ces gestes écologiques favorisent aussi la création de lien social et insufflent du dynamisme à l’économie locale.



2. Tous les acteurs veulent s’y mettre


Est-ce la fin annoncée des emballages inutiles ? Si ce mode de consommation continue à séduire de nouveaux adeptes, on peut se poser la question… Le cabinet Nielsen annonce que la vente en vrac attire 40% des Français. Cela dit, acheter en vrac n’est pas encore une habitude ancrée, car cela ne représente qu’une part de marché de 0,75%.


Les différents acteurs et distributeurs du secteur ont compris qu’acheter des produits vendus en vrac pouvait leur apporter une fidèle clientèle. Vous trouverez ainsi vos produits alimentaires et non-alimentaires dans les boutiques et épiceries spécialisées (5%), les magasins bio (45%) et les grandes surfaces qui captent les 50% restants.


On note que dans les hypermarchés, ce qui séduit les consommateurs ce sont surtout les oléagineux, les fruits secs, les légumineuses, les graines, les céréales et le riz.



3. Où faire ses courses ?


Si le zéro déchet vous attire, en tant que consommateur ou comme professionnel, vous serez ravi d’apprendre que les grandes surfaces proposent en général plus d’une cinquantaine de références. Les magasins bio disposent d’un catalogue élargi, regroupant pas moins de 150 produits différents. Faire ses courses chez un spécialiste peut faire saliver, avec 400 références. Certaines enseignes atteignent même le chiffre impressionnant de 1 000 références.


Si les produits alimentaires ont la part belle, on observe les arrivées progressives en rayon d’autres types de produits, comme les cosmétiques ou les détergents.


La démarche zéro déchet et l’engouement qu’elle suscite permettent aussi l’émergence d’innovation dédiées à l’univers du vrac, comme « un moulin à oléagineux pour fabriquer sa propre pâte à tartiner », ou encore les « bars à pâtes fraiches ».



4. Un mode de consommation éco et euro-friendly


Le produit emballé coûte cher à la planète. Chaque année, ce sont 80 kg d’emballages que chaque Français jette aux ordures. Le vrac évite le plastique superflu.


Outre le bienfait environnemental de cette pratique, c’est aussi du côté de votre porte-monnaie que la différence se fait sentir. En effet, le produit non emballé coûte moins cher. Mais il n’y a pas que ça. Petite devinette : quand vous allez faire vos courses, qu’est-ce qui vous fait croire que vous achetez de bons produits ? Le marketing. Tout ce qui est mis en vrac en est dispensé. Enfin, dernière explication : certains produits passent par les circuits courts avant d’atterrir dans vos bocaux en verre.


Par ailleurs, la plupart des produits vendus en vrac sont issus de l’agriculture biologique, du commerce équitable ou d’une production locale. En proposant au consommateur français d’acheter ses produits moins chers, le vrac augmente ses chances d’attirer son attention.




5. Quelques chiffres intéressants sur le marché des produits en vrac


  • De fin 2013 à fin 2017, le vrac hors frais (tout ce qui ne concerne pas les fruits et légumes ni tous les produits qui s’achètent à la coupe. Il s’agit par exemple du riz, des boissons, des cosmétiques, …) a été multiplié par 5, passant à 500 millions d’euros ;

  • En 2015, la France comptait 18 épiceries vrac, avant de passer à 160 en 2018 ;

  • Un panier d’achat contient environ 30% de produits disponibles en vrac ;

  • Les produits en vrac coûtent environ 10 à 15% moins cher que les mêmes produits emballés.




Comme on le voit, le zéro gaspillage est accessible, et sans coûter forcément plus cher. Avec l’augmentation constante du nombre de produits disponibles en vrac, on est en droit d’espérer que cette habitude séduise de plus en plus de consommateurs.




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